Pour parvenir à la grotte de Massabielle où Marie apparut à Bernadette Soubirous, les pèlerins traversent la grande esplanade de Lourdes, dominée par la statue de la Vierge couronnée. En toile de fond, le château fort de Lourdes, qui vit passer sous son enceinte Charlemagne et Duguesclin…
Les pèlerins passent ensuite devant la basilique du Rosaire, construite 30 ans après les apparitions. Au deuxième plan jaillit la flèche d’une deuxième basilique, celle de l’Immaculée Conception.
Les pèlerins d’IVI prient sur le parvis de la basilique du Rosaire.
Les pèlerins venus du monde entier se recueillent devant la grotte où Marie apparut 18 fois à Bernadette, entre février et juillet 1858 : « C'est parce que j'étais la plus pauvre et la plus ignorante que la Sainte Vierge m'a choisie. »
Toute la journée, valides et invalides défilent en silence sous la grotte, touchant la pierre sacrée et priant devant la source qui surgit de la roche lors de la 9ème apparition : « Du doigt, raconta Bernadette, elle me montra la fontaine. Je m’y rendis mais n’y trouvai qu’un peu d’eau vaseuse. J’y plongeai la main mais ne réussit pas à la prendre. Ce n’est qu’après avoir creusé un peu que j’y parvins. Je la rejetai trois fois, car elle était sale. Au quatrième essai, je pus la boire. »
Les cierges sont un symbole important à Lourdes. Lors de la 17ème apparition, Bernadette tenait dans la main droite un cierge allumé. Alors qu’elle était en extase, tous ceux qui l’accompagnaient virent avec stupeur la flamme du cierge s’enrouler autour de sa main gauche, sans la brûler. Le Docteur Dozous présent, auparavant incrédule, s’écria : « Maintenant j’y crois ! J’ai vu de mes propres yeux ! »
Le 16 juillet 1858, la Dame en blanc, qui s’est nommée l’ « Immaculée Conception », fait ses adieux à Bernadette : « Jamais je ne l’ai vue aussi belle », se souviendra-t-elle.
En longeant le quai du gave de Pau, on passe devant les 16 piscines où des centaines de croyants viennent se baigner chaque jour. « Allez boire à la fontaine et vous y laver », a dit Marie. La source qui a jailli sous les mains de Bernadette débite désormais 5000 litres d’eau par heure !
Le pont qui traverse le gave de Pau, tumultueux en cette fin du mois de mai.
Le gave déborde de son lit. Les orages et la fonte du manteau neigeux exceptionnellement dense de cette année 2009 expliquent cette crue.
Les basiliques vues de l’autre rive.
L’un des très nombreux magasins de souvenirs de Lourdes.
Le samedi après-midi, les pèlerins se rassemblent dans un champ en dehors de Lourdes, près des grottes de Betharram, pour une séance de vibrations.
La nuit venue, les pèlerins de tous pays organisent des processions ferventes et émouvantes autour de la grotte de Massabielle.
Le dimanche matin, les 300 pèlerins d’Invitation à la Vie se rassemblent sous la pyramide de la Cité Saint-Pierre : la mission de cette institution du Secours catholique est d’accueillir tout au long de l’année les personnes en difficulté matérielle ou morale qui souhaitent faire un pèlerinage à Lourdes.
Les pèlerins écoutent la conférence d’Yvonne Trubert, fondatrice d’Invitation à la Vie. Vous pouvez entendre des extraits de cette conférence
Le lendemain matin, les pèlerins s’apprêtent à marcher une heure pour atteindre le cirque de Gavarnie, au cœur de la chaîne des Pyrénées.
“Architecture la plus mystérieuse, du plus mystérieux des architectes, le colosseum de la nature, c’est Gavarnie” (Victor Hugo). La majesté du lieu appelle à la contemplation et au recueillement. Le gave de Pau prend sa source dans le cirque de Gavarnie, qui abrite aussi la plus grande cascade d’Europe (423 m).
Le lendemain, escapade vers le pays basque avec un moment de prière dans la cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie. La ville était une étape sur la principale route vers Saint-Jacques de Compostelle.
Après des heures de bus et beaucoup de chapelets égrenés, un moment de farniente sur le port de Saint-Jean-de Luz…
Le mercredi 27 mai, le retour des pèlerins dans leur foyer est précédé par la visite de la splendide cathédrale de Saint-Bertrand de Comminges. Ceinturée de remparts abrupts, elle domine un bassin fertile où coule la Garonne.
L’ancien édifice roman, fondé par l’évêque saint Bertrand, a été complètement transformé au XIVè siècle pour laisser place à une impressionnante nef gothique ; la voûte est haute de 28 mètres. De nombreux pèlerins en route pour Compostelle se recueillaient ici devant les reliques de saint Bertrand.
Le cloitre a été conçu dès le XIIè siècle par saint Bertrand comme un lieu de prière, de réunion et de détente pour ses chanoines.
Un dernier repas rassemble les pèlerins avant le départ pour l’aéroport de Pau.
À Saint-Bertrand de Comminges, la Vierge lance aux pèlerins un dernier regard…
© Invitation à la Vie - 2010
